Shopping Cart
Your Cart is Empty
Quantity:
Subtotal
Taxes
Shipping
Total
There was an error with PayPalClick here to try again
CelebrateThank you for your business!You should be receiving an order confirmation from Paypal shortly.Exit Shopping Cart

Naturopathie Concept

Laurent FEGE, Educateur de Santé Naturopathe

LES POISSONS

ET LES CRUSTACES

Chaque Français consomme près de 30 kilos de poisson par an. C'est deux fois plus qu'au Canada et en Belgique. Les Suisses en mangeraient 7,5 kg par personne et par an. Ces dernières années, les études associant le poisson et la santé se sont multipliées, avec en point de mire les fameux acides gras OMEGA 3.

Les poissons gras sont indispensables au développement de l’organisme

VRAI

Les poissons gras apportent deux acides gras très importants, l’EPA et le DHA. « Ce dernier, rappelle Jean-Marie Bourre (1), directeur de recherches à l’INSERM (Paris), a une fonction structurale : il est présent dans toutes les membranes. Le DHA intervient notamment dans le développement du cerveau pendant et après la grossesse, mais aussi dans le développement rétinien. » Par ailleurs, plusieurs études suggèrent que le DHA apporte une protection contre la prématurité. « En temps normal, poursuit Jean-Marie Bourre, le foie fabrique du DHA à partir de l’acide alpha-linolénique. Or, ce mécanisme n’est pas en place chez l’enfant à naître. Ce dernier dépend donc de la teneur en DHA du placenta, elle-même liée à l’alimentation. »

Les futures mères devraient augmenter leur consommation d’acide alpha-linolénique (huile de colza, noix) et de poissons gras, et poursuivre ce régime pendant l’allaitement, puisque le lait maternel reflète les variations d’apport de ces acides gras, et puisque le cerveau poursuit son développement jusqu’à l’âge de 6 ans.

En mangeant du poisson gras 2 à 3 fois par semaine, on diminue le risque cardiovasculaire du tiers  

VRAI.

Frédéric Saldmann, médecin nutritionniste à Paris (2) rappelle que « cette affirmation est née de l’observation que les Eskimos étaient rarement victimes d’infarctus, une protection liée à leur grande consommation de poissons gras, riches en EPA et DHA. » Comme le souligne Bernadette Delplanque, chargée de recherches à l’INSERM (Rennes), « ces acides gras ont peu d’influence sur le cholestérol, mais ils réduisent fortement les triglycérides. Les triglycérides apparaissent comme un facteur important de risque chez les personnes qui ne sont pas sensibles aux traitements hypocholestérolémiants. Par ailleurs, un tiers des jeunes victimes d’infarctus, qui ne souffrent ni de cholestérol ni de triglycérides élevés ont en réalité un retard d’épuration des triglycérides après un repas. Les acides gras EPA et DHA sont le seul moyen de réduire les triglycérides post-prandiaux. » Quels que soient les modes d’action de ces acides gras, leurs effets semblent suffisamment puissants pour protéger par exemple les populations indiennes du nord du Quebec : soumises à une pollution considérable, elles restent pourtant épargnées par les maladies cardiovasculaires... et les cancers.

Les poissons gras réduisent les maladies et phénomènes inflammatoires  

VRAI.

« Les études chez les eskimos ont fait apparaître des risques d’asthme et de psoriasis 20 à 40 fois inférieurs à ceux rencontrés chez les occidentaux. D’une manière générale, la grande consommation de poisson gras va de pair avec une réduction des maladies inflammatoires, » nous dit Jean-Marie Bourre.

Les acides gras oméga 3 atténuent en effet les réponses immunitaires et inflammatoires, en décourageant par exemple la production d’agents biologiques inflammatoires, comme le leucotriène B4, au profit du leucotriène B5, moins puissants : « En substituant les acides gras oméga 3 aux acides oméga 6 [présents dans l’huile de tournesol], qui sont plus abondants dans le régime occidental-type, on créée un environnement qui décourage l’inflammation, » indique le docteur Joel Kremer, de la Faculté de médecine d’Albany (New York). Une étude récente a établi que la consommation de poisson est associée à un risque plus faible d’emphysème et de bronchite chronique chez les fumeurs. D’autres études font état d’une incidence plus faible d’arthrose et de certaines néphropathies. Mais Jean-Marie Bourre précise que la réponse varie selon les populations.

La consommation de poisson gras est associée à une incidence plus faible de dépression

VRAI.

Ce sont les conclusions d'études récentes. D’autres indices le suggèrent : la prévalence de la dépression a augmenté dans les pays industrialisés alors que la consommation de graisses, et notamment d’acides gras oméga-3 diminuait. Européens et Américains, qui mangent peu de poisson, sont 10 fois plus touchés par la maladie que les Taiwanais, qui en consomment beaucoup. Enfin, alors que la consommation d’acides gras oméga-3 est associée à un faible risque cardiovasculaire, 30 années de recherche confirment qu’un état dépressif est un bon indicateur du risque de maladie cardiaque. Le DHA favorise la fluidité des membranes des cellules nerveuses, un état qui améliorerait leur réceptivité aux neurotransmetteurs tels la sérotonine, impliquée dans certains états dépressifs. Mais c'est surtout l'EPA qui, dans les études cliniques apporte un soulagement. L'EPA est efficace sur les syndromes maniaco-dépressifs mais aussi dans la dépression et, selon des travaux récents, le baby blues d'après conception.

(1) Auteur de La diététique de la performance, Editions Odile Jacob.

(2) Auteur de Oméga 3, Editions Ramsay.

Coquillages et crustacés : vous laisserez-vous tenter ?

Sur un plateau de fruits de mer, crevettes, huîtres, moules et autres mollusques vous proposent leurs bienfaits nutritionnels. Suivez le guide.

Les coquillages ne sont pas une source intéressante de protéines

FAUX.

Dès le Moyen-Age, les mollusques ont été proposés comme thérapie dans de nombreuses affections, comme le traitement du goître (une reconnaissance de leur teneur en iode). Surtout, ils étaient prescrits aux convalescents. Rien de plus logique, quand on sait qu’ils sont particulièrement riches en acides aminés essentiels, que le corps ne sait pas synthétiser (histidine, isoleucine, leucine, lysine, méthionine, phénylalanine, thréonine, tryptophane, valine) et dont il a besoin pour fabriquer les protéines des cheveux, de la peau, des muscles, des os, du sang et d’autres tissus et organes. Par leur profil en acides aminés, les coquillages se rapprochent du lait et de l’œuf ; ils les dépassent même pour ce qui est de la teneur en lysine. Comme les céréales sont elles mêmes pauvres en lysine, se trouve ainsi justifiée au plan nutritionnel la pratique qui consiste à accompagner ses huîtres de pain beurré !

Les huîtres et les moules aident nos cellules à se protéger des radicaux libres

VRAI.

Ces coquillages contiennent des quantités importantes de l’acide aminé soufré cystéine, et d’un produit de sa dégradation, la taurine (5% de la matière sèche dans les moules). Ces deux substances sont des antioxydants majeurs, qui participent à la protection contre les toxiques et les radicaux libres. La cystéine entre dans la composition du principal détoxifiant cellulaire, le glutathion, protecteur de nombreux tissus comme le cristallin de l’œil. La taurine favorise l’élimination des substances toxiques par la bile. Par ailleurs, une douzaine d’huîtres couvrent la totalité des besoins quotidiens en zinc, le minéral qui préserve les acides aminés cystéine et taurine (et les protéines qui les contiennent) des attaques oxydatives des radicaux libres issus des rayonnements ou de la pollution. Pour l’anecdote, ces trois composants des huîtres sont aussi impliqués dans les processus de croissance des cheveux et des ongles. On pourrait donc prescrire très sérieusement des huîtres dans les dystrophies des phanères, à condition de consommer aussi de la vitamine B6, nécessaire à la synthèse des protéines du cheveu. Comme les choses sont bien faites, le pain complet est précisément riche en vitamine B6 !

Les crustacés sont bénéfiques pour la mémoire

VRAI.

Ils contiennent des quantités appréciables de choline et de bétaïne, (jusqu'à

2 000 mg/100 g), et de méthionine trois substances qui sont nécessaires à la synthèse des neurotransmetteurs du cerveau impliqués dans la mémorisation. Par ailleurs, 80% des graisses apportées par les crustacés sont sous la forme de phospholipides (phosphatidylcholine, phosphatidylsérine) et de sphingolipides. Ces graisses entrent dans la constitution des tissus nerveux. Or, les enquêtes alimentaires montrent que les régimes actuels apportent de moins en moins de choline et de phosphatidylcholine. Dans les expérimentations animales, des déficits dans ces substances s’accompagnent de troubles de la mémoire, d’un vieillissement précoce des structures nerveuses et parfois d’une destruction accélérée des neurones. Les produits de la mer, tourteaux par exemple, devraient être proposés régulièrement aux personnes âgées, pour contribuer activement au maintien des capacités cognitives, qui déclinent avec l’âge.

Les coquillages sont les principaux vecteurs du virus de l’hépatite A

FAUX.

Les eaux usées urbaines déversées dans le milieu marin côtier sont riches en micro-organismes pathogènes, virus en particulier, qui proviennent des fèces de personnes infectées. Les coquillages peuvent les retenir et les accumuler.

Parmi ces virus, figure celui de l’hépatite A. En dehors des épidémies, dans lesquels ils sont impliqués une fois sur deux, les coquillages sont vraisemblablement responsables de moins de 20% des cas d’hépatite A. Ces résultats sont dus au traitement des effluents : la décantation élimine 90% des virus ; la désinfection par le chlore supprime 70% des virus restants. Enfin, avant d’être proposés à la vente, les coquillages séjournent environ 48 heures dans des bassins de purification dont l’eau a été désinfectée par ozone, chlore ou ultra-violets. Le suivi vétérinaire est constant. Pour limiter les risques d’infections, il faut se garder de consommer des coquillages ramassés en bord de mer de manière sauvage. Les gisements de coquillages naturels prolifèrent à proximité des émissaires des eaux usées : ils contiennent entérobactéries et entérovirus. Dans le commerce, il faut rechercher l’étiquette de salubrité qui accompagne une production et refuser les coquillages qui bâillent.